La cité des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, avait retrouvé le calme hier matin. Seuls, éparpillées sur le sol, des pavés, tessons de bouteille, des douilles de flash-balls et des restes de grenades lacrymogènes laissaient entrevoir la dureté des affrontements qui ont opposé vendredi et samedi soir, les jeunes du quartier aux policiers.
Attirés dans des guets-apens, les fonctionnaires ont dû faire face à des jeunes organisés et prêts à en découdre. Depuis quelques semaines, la tension monte dans ce quartier modeste habitué aux violences urbaines.
Jeudi soir, déjà un pavé perfore la vitre arrière du véhicule de la brigade anti-criminalité, alors en patrouille. Vendredi soir, c'est à la suite d'un appel téléphonique que la police intervient : un homme armé d'un fusil menacerait des jeunes. Sur place, l'information se révèle bidon mais des individus, le visage dissimulé, attendent les forces de l'ordre. Il serait une vingtaine d'après la police, le double selon d'autres témoignages. Premiers affrontements.
« Je crains le pire pour les jours qui viennent »
Samedi soir, le scénario se répète. Vers 22 h 30, les pompiers et policiers sont appelés pour un véhicule en feu. C'est encore un guet-apens : 60 à 80 individus leur font face. Côté police, une quarantaine de fonctionnaire arrivent rapidement en renfort. « Ça courait dans tous les sens, racontait hier une habitante. Ils ont jeté des pierres, renversés les poubelles. Ça fait peur tout ça. Les jeunes sont fous ici. » D'après des témoins, les jeunes du quartier s'étaient préparés à l'affrontement. Masqués ou encapuchonnés, ils brandissaient des pavés, des boucliers et même des cocktails Molotov... Ils ont improvisé des mortiers artisanaux afin de projeter des fusées éclairantes dans les rangs des forces de l'ordre. Des leaders équipés de sifflet coordonnaient la manoeuvre.
Un policier a été légèrement blessé à la cheville, ce qui lui vaut une interruption temporaire de travail de neuf jours. Comme la veille, il n'y a eu aucune interpellation. Une enquête a été ouverte et confiée à la sûreté départementale. De son côté, le syndicat Alliance-Police nationale dénonce fermement ses violences et demande que les effectifs soient rapidement renforcés. « Il faut que les auteurs soient sanctionnés à la hauteur des actes commis », insiste Claude Carillo, sécrétaire départemental du syndicat, ajoutant : « Je crains le pire pour les jours qui viennent. »
Attirés dans des guets-apens, les fonctionnaires ont dû faire face à des jeunes organisés et prêts à en découdre. Depuis quelques semaines, la tension monte dans ce quartier modeste habitué aux violences urbaines.
Jeudi soir, déjà un pavé perfore la vitre arrière du véhicule de la brigade anti-criminalité, alors en patrouille. Vendredi soir, c'est à la suite d'un appel téléphonique que la police intervient : un homme armé d'un fusil menacerait des jeunes. Sur place, l'information se révèle bidon mais des individus, le visage dissimulé, attendent les forces de l'ordre. Il serait une vingtaine d'après la police, le double selon d'autres témoignages. Premiers affrontements.
« Je crains le pire pour les jours qui viennent »
Samedi soir, le scénario se répète. Vers 22 h 30, les pompiers et policiers sont appelés pour un véhicule en feu. C'est encore un guet-apens : 60 à 80 individus leur font face. Côté police, une quarantaine de fonctionnaire arrivent rapidement en renfort. « Ça courait dans tous les sens, racontait hier une habitante. Ils ont jeté des pierres, renversés les poubelles. Ça fait peur tout ça. Les jeunes sont fous ici. » D'après des témoins, les jeunes du quartier s'étaient préparés à l'affrontement. Masqués ou encapuchonnés, ils brandissaient des pavés, des boucliers et même des cocktails Molotov... Ils ont improvisé des mortiers artisanaux afin de projeter des fusées éclairantes dans les rangs des forces de l'ordre. Des leaders équipés de sifflet coordonnaient la manoeuvre.
Un policier a été légèrement blessé à la cheville, ce qui lui vaut une interruption temporaire de travail de neuf jours. Comme la veille, il n'y a eu aucune interpellation. Une enquête a été ouverte et confiée à la sûreté départementale. De son côté, le syndicat Alliance-Police nationale dénonce fermement ses violences et demande que les effectifs soient rapidement renforcés. « Il faut que les auteurs soient sanctionnés à la hauteur des actes commis », insiste Claude Carillo, sécrétaire départemental du syndicat, ajoutant : « Je crains le pire pour les jours qui viennent. »
