100 policiers en moins dans le département
«Une hémorragie », « un massacre ». Les policiers de l'Essonne sont inquiets. Ils ont fait leurs calculs.
A la suite des mutations et des départs en tout genre, une centaine d'hommes manqueront à l'appel à la rentrée. Le syndicat Alliance vient de saisir la direction centrale pour alerter sur les difficultés de fonctionnement. D'autant que, selon ses estimations, une centaine d'agents manquent déjà à l'heure actuelle.
« Nous ne pourrons pas assurer toutes nos missions, s'alarme le syndicaliste Claude Carillo. Les violences sont nombreuses. Que va-t-il se passer si des émeutes se généralisent comme en 2005 ? »
144 départs sont annoncés contre 42 arrivées
Selon les chiffres avancés par le syndicat, 144 départs sont annoncés contre 42 arrivées. Une trentaine de stagiaires qui sortent de l'école de police sont également attendus. Loin de suffire, ces nouvelles recrues ont tout à apprendre et n'ont pas d'expérience.
« Dans le département, les conditions sont difficiles. Certains ne pensent qu'à une chose : se sauver », murmure un gradé. Et pour cause. Selon la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie,l'Essonne est considéré comme l'un des cinq départements les plus dangereux de France. Les faits parlent d'eux-mêmes. Dernièrement, les tirs envers les policiers à Grigny, Saint-Michel, Etampes, Draveil ont marqué les esprits. Sans oublier les échauffourées dans les cités, comme celles de Vigneux en fin de semaine dernière...